Spikenet Technology

Des études menées par le CerCo sur le fonctionnement du système visuel ont conduit à développer un logiciel  de traitement et d'analyse d'images permettant sa modélisation.

Le potentiel de ce logiciel baptisé SpikeNet a amené trois membres du CerCo (S. Thorpe, R. VanRullen et A. Delorme) à créer une société de valorisation en 1999 : Spikenet Technology.

Après des débuts plutôt hésitants, la société semble être aujourd'hui promise à un futur heureux avec 8 employés basés dans des locaux à Labège. Deux étudiants ont obtenu leurs thèses grâce à des bourses CIFRE entre la société et le laboratoire – Rudy Guyonneau en 2006, et Timothée Masquelier en 2008. Ils sont tous les deux actuellement en stage post-doc.  L'un des domaines d'application de SpikeNet est l'analyse de la visibilité des logos publicitaires lors des événements sportifs, domaine dans lequel SpikeNet Technology travaille en étroite collaboration avec la société Australienne Repucom. Mais de nombreuses autres applications sont actuellement envisagées pour tirer profit des caractéristiques les plus remarquables du logiciel – c'est à dire sa rapidité et sa petite taille. En effet, l'efficacité de l'approche permet d'envisager des versions embarquées de SpikeNet. Mais il existe bien d'autres domaines d’application comme le comptage de personnes, la surveillance, l'analyse d'images satellitaires, l'indexation des images sur le web et l'archivage; voir aussi ci-dessous "développement d'une prothèse pour non-voyants".

Contacts:
Simon Thorpe, simon.thorpe@cerco.ups-tlse.fr
Hung Doduy, hung.doduy@spikenet-technology.com

Plate-forme « Calame on-line » 

Lancée à l’initiative de Jean-Luc Nespoulous dans le contexte de son projet de demande de rattachement à l’Institut Universitaire de France (projet et nomination accepté(e)s à l’automne 2005) cette plateforme est destinée  à devenir, au plan mondial, un outil scientifique et technologique de caractérisation et d’évaluation, « en temps réel » des troubles de la production écrite, et ce du niveau périphérique (graphisme) jusqu’aux niveaux, cognitivement plus « profonds », visant à la caractérisation des perturbations orthographiques, lexicales, morphologiques, syntaxiques, sémantiques, textuelles et/ou pragmatiques du traitement du langage écrit chez divers types de sujets atteints de pathologies développementales (dyslexie/dysorthographie), « acquises » (agraphies / dyssorthographies par lésion corticale) et/ou en situation de handicap non-pathologique (= illétrisme d’origine socio-culturelle, dont l’impact sociétal n’échappera à personne). Un projet s’appuyant sur cette plate-forme vient d’être accepté et financé par l’ANR (en collaboration avec plusieurs autres laboratoires toulousains et extra-toulousains).

Contact :
Jean-Luc Nespoulous, nespoulo@univ-tlse2.fr

Développement d'une prothèse pour non-voyants

NAVIG : système de suppléance pour non-voyants

NAVIG est un projet multidisciplinaire, avec des composantes fondamentales et appliquées, qui a pour objectif d’augmenter l’autonomie des déficients visuels dans une action primordiale et particulièrement problématique: la navigation (atteindre une destination en évitant les obstacles). Cet objectif sera poursuivi dans les environnements intérieurs ou extérieurs, connus ou inconnus.

Le consortium réunit deux centres de recherche en Informatique spécialisés en interaction et suppléance pour personnes handicapées (IRIT-IHCS disability),  et en perception auditive, cognition spatiale, design sonore, ergonomie et réalité augmentée (LIMSI), le centre de Recherche Cerveau et Cognition (CerCo) un laboratoire de Neurosciences de la vision humaine, deux PME toulousaines actives en vision artificielle (SpikeNet Technology) et en géolocalisation pour piétons (NAVOCAP), et un centre d’éducation spécialisée pour déficients visuels (CESDV - Institut des Jeunes Aveugles).

NAVIG a pour but, à travers une méthode de conception participative, de permettre aux non-voyants et aux malvoyants de se déplacer vers une destination voulue de façon fiable et plus sûre, sans interférer avec leur comportement de déplacement habituel. En plus de l’aide au déplacement et à l’orientation, le dispositif permettra de localiser et saisir des objets sans nécessité de les pré-équiper avec un composant électronique.

L’objectif final du projet est d’évaluer le démonstrateur en centre ville, dans des scenarii problématiques pour les déficients visuels. Cette évaluation sera rendue possible grâce à la participation de l’IJA, et grâce à la plate forme d’évaluation Toulouse OPEN qui rend disponible des outils nécessaires à la conception et à l’évaluation précise, in-situ, du dispositif.

[projet labellisé par le pôle mondial de compétitivité Aerospace Valley, et financé par l’ANR TecSan et l’APRRTT de la région Midi-Pyrénées].

Contact : Christophe Jouffrais, IRIT, 05 61 55 74 09,  jouffrais@irit.fr

Les implants cochléaires

Des études sur la récupération de l'audition chez des implantés cochléaires dans les domaines du langage et de la perception musicale sont menées en collaboration étroite entre le Service d'Otologie de l'Hopital Purpan (CHU Toulouse), l'U825 de l'INSERM, le CERCO. Les recherches menées concernent :
  • l'évolution de la perception du langage chez l'implanté cochléaire unilatéral, et l'implication des afférences visuelles (lecture labiale) dans cette perception ;
  • l'implication des circuits visuo-auditifs chez l'implanté unilatéral et bilatéral, étudiée au PET scan, afin de déterminer si les stratégies de compréhension de la parole sont différentes en cas d'implantation uni ou bilatérale ; 
  • l'intérêt et les mécanismes de la perception de la musique chez l'implanté cochléaire ;
  • les effets combinés d'une stimulation électro-acoustique dans le cadre d'une chirurgie conservatrice de l'audition résiduelle.
Ces études sont menées en partenariat avec les sociétés :
Contacts:
Olivier Deguine, deguine.o@chu-toulouse.fr
Pascal Barone, pascal.barone@cerco.ups-tlse.fr


Analyse de données EEG/MEG/IRM : EEGLAB

Arnaud Delorme (CerCo) a joué un rôle crucial dans le développement d'un logiciel public appelé EEGLAB. Ce logiciel a été initialement créé par A. Delorme au Salk Institute, à San Diego. Il a continué à développer ce logiciel pendant ses 4 années de stage post-doctoral chez Scott Makeig toujours à San Diego. Aujourd’hui EEGLAB est développé en partenariat entre l’université de San Diego et le CerCo. Le logiciel EEGLAB permet de traiter les données électro-encéphalographiques (EEG) en utilisant de nouvelles méthodes statistiques et de décompositions spectrales. Il permet à ses utilisateurs d’importer la majorité des formats de fichier EEG et MEG (magnétoencephalographie), et d’effectuer tous les traitements classiques. De plus, il permet d’appliquer l’algorithme de séparation de source ICA (analyse en composantes indépendantes), de localiser les sources actives dans le cerveau, et d'analyser la dynamique d’interaction de ces sources. Ce logiciel public http://cerco.ups-tlse.fr/eeglab/ a été téléchargé plus de 70 000 fois ce qui en fait le logiciel gratuit le plus populaire pour le traitement des signaux EEG.

Contact : Arnaud Delorme, arno@cerco.ups-tlse.fr


Brevets et contrats de licence

  • Procédé de quantification de la radioactivité de structures vivantes de petites dimensions mettant en œuvre le tomographie par émission. Société SEGAMI, Brevet européen n° B51974, inventeurs : Bonin M, Esquerré JP, Ganter P, Payoux P (UMRS455)
  • Contrat de licence n° 04102A10 octroyé à la Société Neurosys de Toulouse pour la commercialisation du logiciel d’évaluation neuropsychologique Earth développé par J. Pastor (URMS 455)

Partenaires et Collaborations

A venir